08 mai 2008
La Déclaration de principes et la réaction de J. Julliard
DECLARATION DE PRINCIPES
PREAMBULE
Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il
revendique le souvenir de 1848, de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1968, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés.
Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.
Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.
Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.
I - NOS FINALITES FONDAMENTALES
Art 1
Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.
Art. 2
L’égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n’a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu’il s’agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. La redistribution
permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.
Art 3
Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités
fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.
Art 4
Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs,
à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus.
Art 5
La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l’action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c’est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision
collectives.
II – NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE
Art 6
Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier.
Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux.
Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie sociale. Les socialistes affirment que certains domaines de l’activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l’action politique.
Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnées par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général.
Art 7
Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.
C’est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c’est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance, d’émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance. La qualité de l’emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale.
Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l’accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.
Art 8
Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l’apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l’État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d’abord l’investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle.La régulation est
également un des rôles majeurs de l’État pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l’État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture.
Art 9
Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C’est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des droits de l’Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du
poids de l’Union européenne et de sa détermination.
Art 10
La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l’Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.
III – NOTRE PARTI SOCIALISTE
ART 11
Le Parti socialiste est un parti républicain. Il oeuvre pour le progrès social. Il s’organise au service de l’engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d’un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l’indépendance de l’information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.
Art 12
Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu’elles ne sont pas un obstacle pour les libertés individuelles et collectives. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble dans la République.
Art 13
Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu’elle résulte d’une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l’idéal, les réalités et l’histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d’un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d’injustices et d’inégalités.
Art 14
Le Parti socialiste est féministe et agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il oeuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux femmes, l’accès aux droits fondamentaux (santé, éducation, contraception, IVG), et condamne la marchandisation du corps humain.
Il combat les atteintes à l’intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de l’orientation sexuelle.
Art 15
Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des territoires, au coeur de ses valeurs. Il veut allier la présence d’un Etat régulateur et garant de l’équilibre –y compris financier- entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.
Art 16
Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d’aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.
Art 17
Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l’ouverture. L’accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.
Art 18
Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l’Union européenne qu’il a non seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l’Union européenne et de la construction d’une Europe politique. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent et d’y contribuer dans le monde, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.
Art 19
Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu’elles qu’en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l’ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l’Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu’elle tend à être aujourd’hui, devienne un véritable
mouvement progressiste et internationaliste.
Art 20
Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe siècles. Il entend exprimer l’intérêt général du peuple français.
Art 21
Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les organisations non gouvernementales… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique
politique dans l’engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.
Art 22
Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.
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Jacques Julliard :
Ps : le retour aux sources
Cette fois-ci, on ne nous bassinera plus, je l'espère, avec l'effroyable
archaïsme du Parti socialiste. Les
éditorialistes de droite qui en avaient fait, mines contrites, leur fonds de
commerce vont devoir trouver autre chose. La
nouvelle déclaration de principes qui sera soumise à un vote lors de la
convention nationale PS du 14 juin est un Bad Godesberg en bonne et due forme.
-La
révolution ? Quelle révolution ? -La
lutte des classes ? Quelle lutte et quelles classes ? -L'appropriation
collective des moyens de production, les nationalisations ? Chansons que tout
cela. ---Le combat pour la répartition de la plus-value ? Vous n'y pensez pas !
-Le
Parti socialiste veut pour le travail une rémunération «juste» : nous voilà plus
proches de Léon XIII que de Karl Marx. Le
PS, qu'on se le dise, est progressiste (article 4), démocrate (art. 5),
républicain (art. 11), laïque (art. 12), réformiste (art. 13), culturel (art.16)
et européen (art. 17). Voilà
un texte qui vaut plus par ce qu'il omet que par ce qu'il préconise. On
ne voit pas, du reste, ce que Bayrou, Villepin, voire Fillon et Sarkozy auraient
à objecter à cela, ni non plus, Dieu me pardonne, Laurence Parisot. Aimez-vous
l'écologie ? On en a mis partout. La
préoccupation environnementale, la sauvegarde de la planète, le développement
durable ne sont pas évoqués à moins de onze reprises dans le texte, alors que la
mondialisation en est pratiquement absente. Les
droits de l'homme sont cités avec parcimonie, lointain écho, sans
doute, d'une époque pas si lointaine où ils étaient considérés comme une
mystification bourgeoise. En
revanche, je me réjouis de ce que le texte ait une tonalité résolument
anticommunautariste («il [le PS] ne considère pas la nation comme une
juxtaposition de communautés mais comme un contrat entre citoyens libres et
responsables») et qu'à côté de la démocratie représentative il fasse une
place à la démocratie participative. Ségolène
Royal va être contente et moi aussi. Le référentiel
d'une telle déclaration est impeccablement républicain : le préambule évoque
l'humanisme, les Lumières, la Révolution française, le Front populaire, la
Libération, mai 1981. Mais
non Mai-68. Et
j'ai trouvé le «souvenir de la Commune» un peu limitatif. A chacun sa
sensibilité. Pour
moi qui suis né tout à la fois socialiste et réformiste, et qui déteste les
bourgeois glacés et guillotineurs de 1793, je mourrai avec la Commune de Paris
dans le coeur. Jamais
le mouvement populaire n'aura été aussi grand, aussi noble, aussi généreux que
dans cet effort héroïque pour se hausser au-dessus de sa condition. Car tout
cela n'empêche pas, Nicolas, que la Commune n'est pas morte ! Et
le socialisme lui-même, au terme de cette revue de détails, est-ce qu'il est
mort ? Nullement. Le
voici qui revient, et le texte le dit très bien, à ses origines
philosophiques : soit un effort permanent de maîtrise et de régulation,
car ses objectifs, qui se confondent avec ceux de l'idéal démocratique dans la
plus large acception, «ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement
spontané de l'économie et de la société». Contre
l'idéal libéral, dont il serait vain de nier l'ambition, le socialisme, d'hier à
demain, c'est le refus d'une économie automatique, c'est le refus d'une société
automatique. C'est
le primat du conscient et du volontaire sur l'inconscient et sur l'inné, contre
l'optimisme fondamental du libéralisme qui pense qu'à condition qu'on laisse
faire les choses finiront toujours par s'arranger (mais au profit des plus forts
!). Le socialisme, je ne crains pas de le dire, combine le
pessimisme de l'analyse avec l'optimisme de la volonté. Quand
je vous disais que rien n'est plus urgent que de réconcilier la gauche avec
Pascal... Au
total, le texte n'ose pas aller jusque-là; mais je me permets de le dire à sa
place : plus que jamais, comme le pensait Charles Péguy, le socialisme sera
moral ou ne sera pas. De
la seule morale qui vaille : non celle que l'on fait aux autres mais celle que
l'on s'impose à soi-même; celle qui relève de la «culture de soi-même» (Fernand
Pelloutier). Vraie
revanche de l'esprit libertaire sur les bureaucrates de toute farine.
Si j'en juge par ce que je sais des dirigeants socialistes
actuels, il y a encore du travail. Jacques Julliard
>
>
Le Nouvel Observateur
20 avril 2008
Discutons ! osez débattre !
Un message spécial ... j'aimerai que vous réagissiez !
Anne Marie nous propose ce texte avec des points de repères divers, pour faire réagir, dialoguer...
Juan a mis un texte sur Marianne 2 ... de nombreux liens nous envoient sur des articles, des blogs différents, très très instructifs !
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Bonjour,
Tous les jours une mauvaise nouvelle, tous les jours Sarko et son
gouvernement font un peu plus de casse sociale
Le but, c'est de
PRIVATISER la santé, la sécu, l'enseignement, edf/gdf, enfin
tout ce qu'il est possible de transmettre à ses potes du secteur privé qui
n'attendent que cela...
C'est aussi de REGLEMENTER un
maximum et d'encadrer les chômeurs, rmistes, retraités, séniors, étudiants et
même familles (bientôt peut être handicapés) en augmentant les contraintes, en
diminuant les prestations... et par voie de conséquence PRECARISER,
FRAGILISER, pour faire rentrer les gens dans le moule qu'on leur
dessine
C'est d'ALLEGER au contraire au maximum les
contraintes qui pèsent sur les classes aisées, le patronat... exemple,
suppression des droits de succession, limitation des impositions des gros
revenus avec le bouclier fiscal, allègement du droit pénal visant les
entreprises (abus de biens sociaux), etc...
LES CAISSES SONT
VIDES sauf pour boucher les trous financiers causés par les
spéculateurs.
Là, la BCE fait tourner la planche à billets ! et qui paye
? devinez... la facture sera lourde, très lourde, des milliards !
application
du dogme libéral : privatisation des bénéfices, mais mutualisation des
pertes..
Le VASE est en train de DEBORDER
Il faut que nous, au PS, nous réunissions pour parler de cette
situation gravissime comme elle ne l'a jamais été.
Que nos dirigeants au PS, qui semblent très occupés par leurs
mandats et préparations du congrès, prennent conscience qu'ils ne peuvent pas
laisser la base SANS REPONSE et SANS ACTIONS
Nous n'allons pas
nous laisser faire comme des veaux que l'on conduit à l'abattoir ! Il faut que
nous réagissions tous et mobilisions les Français
Ci-après un petit
résumé de la semaine politique qui n'est vraiment pas brillante
Merci de
donner votre opinion
Anne Marie
----
Marianne2.fr
Après la présidence bling bling, la droite snif snif
Juan fête à sa façon la 50e semaine d'existence de la
Sarkofrance. Une semaine où, mises à part les robes de Carla Bruni, la droite a
taillé dans tout : sécu, hôpitaux, chômage des seniors, allocations familiales…
L'expression est d'Eric
Mainville. Après
la présidence Bling Bling, Sarkozy a peut être inventé la droite "sniff
sniff." Une droite qui taille
dans les dépenses sociales et la solidarité nationale, encore un peu complexée
par ces mauvaises actions, et qui pleure ses mauvais résultats économiques (son
domaine de prédilection !). Cettedernière semaine, la 50ème depuis l'élection de
Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, fut exemplaire.
Dérembourser les frais d'optique
Dimanche
13 avril, la ministre de la Santé délivrait son "couac" : elle expliquait
sur RTL qu'il faudrait transférer le remboursement des frais d'optique sur les
mutuelles et autres assurances complémentaires. Cinq millions de Français n'ont
pas de mutuelle.
Comme dirait CeeCee, "Roselyne a
raison : il ne faut plus rembourser les lunettes. Les français commencent à voir
trop clair dans notre jeu..."
Virer les chômeurs qui refusent deux
propositions "valables" d'embauche
Laurent Wauquiez s'est énervé :
"je resterai ferme sur les principes !" a-t-il expliqué après avoir proposé une
définition des "offres
d'embauches valables; : 70% du salaire précédent minimum et 2 heures de
transport domicile-travail maximum. Laurent Wauquiez va en en vélo à son
ministère.
Culpabiliser sur les niches fiscales
La
culpabilité est forte. La député UMP Chantal Brunel a été ovationnée par la
gauche à l'Assemblée Nationale quand elle a lancé une charge contre le bouclier
fiscal et autres niches avantageuses. Christine Lagarde a dû promettre une
étude. Il faut avouer que le gouvernement a dû cette semaine reconnaître que le
déficit public (Etat, sécurité sociale et collectivités locales) s'était creusé
au-delà de ses prévisions : 2,7% (et non 2,4%) en 2007, 2,5% (et non 2,3%)
en 2008 et au moins 2% en 2009 (versus 1,7% prévu). Même
la défiscalisation des heures supplémentaires ne sert à rien ! Et
l'inflation atteint des sommets.
Radier les chômeurs de plus de 57 ans
Les gouvernements se
sont engagés depuis plusieurs années à réduire les statistiques du chômage, et
non pas le chômage lui-même. Sur ce terrain, l'équipe Sarkozy est très efficace.
Cette semaine, Christine
"Marie-Antoinette" Lagarde a ainsi annoncé qu'elle veut supprimer la
dispense de recherche accordée aux chômeurs de plus de 57 ans et demi. Et après
2 offres "valables" d'emploi, ils seront radiés !
Licencier les
fonctionnaires inaptes
Jeudi
17 avril, Eric Woerth recevait avec satisfaction un "livre blanc.; Blanc
comme neige, le livre blanc est un exercice de déresponsabilisation politique :
"ce n'est pas ma faute, ce sont les experts qui le recommandent !" Ce livre
"Blanc" suggère de bonnes pistes (comme la mobilité des fonctionnaires, la
simplification des modes de recrutement et des métiers) et annonce un drame
: avec une formulation que même le secteur privé n'utilise pas, le rapport
recommande d' "organiser la sortie de la fonction publique des agents devenus
inemployables ou dont la valeur professionnelle est insuffisante."
Fermer les petits établissements hospitaliers
Le
même jeudi 17 avril), Nicolas Sarkozy annonçait que 1) il n'y aurait aucune
fermeture brutale d'hôpital suite à la réforme de la carte hospitalière, mais 2)
les petits établissements seraient regroupés. Conséquence d'un autre rapport
"d'expert", publié il y a quelques jours, la réforme de la carte hospitalière
inquiète les villes déjà menacées de désertification économique par les
fermetures de tribunaux et de casernes.
Réduire les allocations
familiales
Mercredi
16 avril, on apprenait qu'un prochain décret réduira les allocations
familiales des foyers avec adolescents : les bonifications accordées pour les
adolescents ne seront plus versées dès les 11 ans, mais après 14 ans. Selon
Le Monde, cela représente 600 euros de
moins par enfant. Cette réforme a été votée à l'automne
dernier. Il est temps de passer à la caisse !
La droite "snif snif"
est donc à l'oeuvre. Et
son président a effectivement changé. Désormais, Nicolas Sarkozy se cache.
Dimanche 20 Avril 2008 - 00:35
Juan sur Marianne 2
17 avril 2008
1 an déjà ...
Un an, un socialiste nous quittait. 
Le 24 avril 2007, j'ai entendu "Porte toi bien" dans une cathédrale pleine à craquer, c'était Patrick Mottard qui terminait son hommage.
Ton sourire dans le choeur me fascinait, tu me regardais, je te regardais.
Tu manques à tes amis, à la population niçoise.
Un an, on oublie pas.
On ne peut t'oublier !
Saut Jean-François.
Jacky
07 avril 2008
AG de section jeudi 10 avril
Première assemblée de section après les municipales et cantonales.
Le bilan et les perpectives seront évoqués.
Nous parlerons également d ela politique en France...
Du PS et de son congrès à l'automne.
Enlien je vous mets le blog sur la Renovation http://renovation.parti-socialiste.fr/
Venez nombreux !
17 mars 2008
Elections municipales et cantonales
Une
fois de plus notre section NICE 1 s’est mobilisée pour faire barrage à la droite.
Quelques
réflexions :
Si
les résultats ne sont pas à la hauteur de nos espérances, force est de
constater que nous avons été sur le terrain, aux côtés de la liste Changer
d’ère et pour soutenir nos candidats aux cantonales …
Malgré,
une liste de dissidents qui a distribué ses tracts la veille du second tour, la
liste Changer d’ère a obtenu plus que ne l’annonçaient les sondages.
Chapeau
donc à la liste d’union de la gauche, chapeau à Sophie Duez, Louis Pastorelli,
Aurélie Péglion, JF Téaldi et à tant d’autres !
Un
salut spécial à notre camarade de section KHALED qui s’est investi d’une façon
exceptionnelle pour cette liste et sur le 4ème canton !
Le
4ème canton a connu un tremblement de terre avec la mise en
ballotage de l’indéracinable A. Verola !
Sylvie
Gautier a obtenu plus de 30 % au second tour !
Il
faudra rester sur ce territoire....
Marc
Concas a réalisé un exploit en éliminant le copain d’Estrosi, CIOTTI, sur le 1er canton!
Un
dernier baroud samedi 15 après midi, où nous étions présents aux côtés de Marc,
il y avait de l’ambiance dans le vieux Nice !
Yann Librati a mis en ballotage M. A. Icart …et les autres copains n'ont pas démérité !
Bref
la gauche si elle se mobilise et se rassemble peut gagner NICE.
La
section NICE 1 soudée autour de Sylvie a montré son dynamisme, sa faculté de
mobilisation !
Chapeau
à tous !










