28 septembre 2008
AG de SECTION le 16 octobre 2008
ASSEMBLEE GENERALE DE DEBAT SUR LES MOTIONS
JEUDI 16 OCTOBRE à 19h30 à la Fédération 9 rue Biscarra
> les
représentants locaux des motions viendront en AG de section présenter leurs
textes.
>
> Le 23 septembre, six motions ont été déposées à l’occasion d’un conseil national de synthèse à la Mutualité à Paris, en vue du Congrès de Reims des 14, 15 et 16 novembre.
> Motion A Bertrand Delanoë : "clarté, courage, créativité : une gauche conquérante pour redonner un espoir à la France
> Motion B le pôle écologique, représenté par Christophe Caresche : "face à l'urgence sociale et écologique, pour un Parti socialiste résolument écologique "
> Motion C Benoît Hamon : "un monde d'avance, reconstruire l'espoir à gauche "
> Motion D Martine Aubry : "changer la gauche pour changer la France "
> Motion E Gérard Collomb avec Ségolène ROYAL : "l'espoir à gauche, fier(e) d'être socialistes "
> et Motion F Franck Pupunat pour Utopia :"socialistes, altermondialistes, écologistes".
6 textes sur lesquels tu voteras le JEUDI 6 NOVEMBRE.
les textes et les premiers signataires sont sur le site du Parti en ligne en intégralité .
à partir du jeudi 2 octobre tu recevras les textes directement à la maison par le n° 502 de l'hebdo.
très chaleureusement et bonne lecture,
SYLVIE GAUTIER
13 septembre 2008
BENOIT XVI, Sarkozy et la LAICITE
BENOIT XVI a été accueilli en grandes pompes et talonnettes par le Président de la République obsédé par la ou les religion(s), il est bon de signaler que la LAÏCITÉ a fait l'objet d' un atelier débat à la Rochelle, pendant l' Université d' été du PS.
Rappelons nous ce qu' a déclaré Sarkozy au Vatican le 20 décembre dernier : "Dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance” ...
Atelier 13 : La laïcité à la croisée des chemins
Les socialistes ont toujours été à l’avant-garde du combat pour la laïcité au point d’en faire un des marqueurs identitaires de la nouvelle Déclaration de principes. La question laïque reste d’actualité dans un contexte marqué par le retour du religieux et les coups de canif de la droite conservatrice au pouvoir, au pacte républicain.
Plusieurs intervenants devaient donner un point de vue sur un sujet passionné et passionnant. Il s’agissait de Jean-Luc Mélenchon, Olivier Dussopt, Nadja Vallaud-Belkacem, les journalistes Caroline Fourest et Alain Gresh. D’ailleurs, le débat fut passionné et passionnant.
Après une évocation de l’histoire du combat pour la laïcité. Jean-Luc Mélenchon a rappelé que la liberté de conscience était un des piliers de la République et que selon la loi, celle-ci était indifférente aux religions. Ce qui était une relation différente des acceptions communément admises comme la notion de neutralité. Pour lui, la neutralité entraîne l’égalité de traitement suscite une intervention du politique dans la sphère religieuse notamment en ce qui concerne la construction de lieux de cultes.
Le combat laïque n’est pas une vieille querelle de « bouffeurs de curés ». Elle est aussi un combat philosophique car il porte sur la liberté de ne pas croire. La laïcité est nécessaire car la religion procédant du dogme, est par nature incompatible avec l’idée de république et de démocratie puisque dans la république et la démocratie, les croyances ou les convictions procèdent de la raison, d’une confrontation d’idées, de projets de stratégies, d’un choix qui peut être temporaire et soumis à des contradictions.
De ce fait, si les religions ne sont pas compatibles, les croyants eux sont disposés à évoluer dans un espace public dans lequel il y a à la fois toutes les croyances et aucune. C’est la raison pour laquelle, il faut une loi commune, définie par tous, si on veut qu’elle soit applicable et appliquée par tous.
La laïcité est un combat permanent car elle constitue le cadre de notre manière d’appréhender le religieux or, le monde bouge. Si nous affublons la laïcité d’épithètes comme « ouverte » ou « positive », on finit par affaiblir le concept, par lâcher prise ce qui a des répercussions dans nos lieux de vie ou l’on risque une réduction de l’espace public. Cela vaut aussi pour les choix politiques qui sont en jeu dans l’ordre international.
Dans notre époque confrontée à la mondialisation et à des relectures de l’Histoire, il importe de dire que le relativisme culturel n’a pas sa place en politique dans la mesure où il y a des valeurs avec lesquelles on ne transige pas.
S’agissant du débat sur les lieux de cultes, il a été rappelé que si l’Etat était responsable de leur entretien, les communautés religieuses était responsables de leurs bâtiments. On se leurre en imaginant que la lutte contre « l’islam des caves » et « l’intégrisme » passe par la construction de mosquées sur fonds publics car si on peut intervenir dans la construction, il est impossible d’intervenir dans la sélection des prêcheurs ou le contenu de leurs prêches.
Olivier Dussopt estime que les élus ne doivent pas reconnaître les chefs religieux comme des interlocuteurs publics. C’est une des expressions de « l’indifférence » contenue dans l’esprit de la loi de 1905. Celle-ci indique que les mairies sont responsables de l’entretien des lieux de cultes. Il est à noter qu’aujourd’hui, la France finance cet entretien dans la même proportion que l’Allemagne…
Alain Gresh, après être revenu sur le contexte de l’élaboration de la loi de 1905, des débats de l’époque, a invoqué l’actualité de la déclaration qu’avait fait Jean Jaurès lors de ce débat : « la question qui se pose, c’est la question sociale : il nous faut apaiser la question religieuse pour poser la question sociale. »
Caroline Fourest a dressé un panorama des postures et des réponses possibles.
Aujourd’hui, il y a une posture de la laïcité positive, à laquelle on ajoute des épithètes. C’est une des expressions de l’ultralibéralisme – favorable à l’Etat minimal – qui consiste à déléguer aux communautés religieuses la gestion des politiques de lien social pour que l’Etat se désengage. Il existe une offensive pour revenir en arrière. Dans une partie des milieux catholiques, des forces sont à l’œuvre. L’action d’Emmanuel Mignon auprès de Sarkozy a été déterminante dans ce mouvement. On peut se féliciter de son départ.
Il existe de faux amis de la laïcité. Un Philippe de Villiers s’est transformé en militant de la laïcité uniquement dans le cadre de son combat face à l’Islam.
A l’adresse d’une partie de l’extrême gauche, il faut rappeler qu’on ne peut pas lutter contre l’intégrisme catholique et soutenir un islam radical que l’on amalgame à la théologie de la libération, au nom de la prétendue lutte contre l’impérialisme américain.
Il faut une laïcité contre tous les intégrismes qui sont des instrumentalisations de la religion.
Aujourd’hui, lorsque l’on parle de laïcité, on parle du rapport entre universalisme et diversité multiculturelle.
Il faut penser l’islam comme on pense le judaïsme et le catholicisme. Ce qui est difficile tant les pièges de récupérations racistes sont nombreux.
Aujourd’hui, l’école publique est en danger. Cinq cents communes en France n’ont pas d’école publique. Le gouvernement va solliciter l’école privée, essentiellement catholique.
La priorité doit être donnée au service public, au social et au culturel, et non à la privatisation au profit des religieux.
Les collectivités locales de gauche sont suffisamment nombreuses pour que les socialistes y fassent vivre la république. Sarkozy ne parviendra pas à ses fins si les élus de gauche se mobilisent.
C’est le moment de faire revivre une laïcité généreuse et la république sociale.
11 septembre 2008
Pour alimenter le débat Julliard, Ségolène et un lien
La chronique de Jacques
Julliard Nouvel Obs
François Bayrou est-il l'imam caché du PS ?
Celui qui reviendra un jour, comme le Mahdi dans le chiisme duodécimain, pour rétablir dans la communauté la justice et la paix ? La question commence à être posée un peu partout, tant l'état de décomposition politique et morale du Parti socialiste est avancé, suscitant le mépris universel.
Xavier Darcos vient d'ailleurs de conseiller au
leader du MoDem de déposer une motion pour le prochain congrès socialiste de
Reims.
Nous n'en sommes pas là mais il est vrai que Bayrou est devenu le seul
porte-parole audible de l'opposition. Il le fait avec bonheur et jubilation.
Qu'il s'agisse de la constitution du fichier Edvige, contre laquelle il appelle
à la vigilance républicaine, de la pantalonnade de Clavier et du limogeage du
premier flic de Corse, de la privatisation de l'Elysée, devenu la maison de
production d'une chanteuse de variétés, et surtout de cette invraisemblable, de
cette scandaleuse affaire Tapie pour laquelle le contribuable français va
devoir débourser 400 millions d'euros contre toute justice, contre tout bon
sens, chacun parle ou maugrée, y compris au PS, mais l'on n'entend que lui,
Bayrou.
Je n'ai garde d'oublier son refus de la
réintégration de la France dans l'appareil militaire de l'Otan, à propos de
laquelle, dans le silence général, il adopte une posture gaullienne.
Ni enfin
le financement du RSA, pour lequel, conseillé sans doute par Jean Peyrelevade,
il critique la taxation du petit capital (les classes moyennes) et l'exonération
de facto du grand.
En un mot, François Bayrou s'élève contre la dérive
du présidentialisme vers un régime du bon plaisir. Avec raison mais non sans un
certain paradoxe, tant sa propre gestion, personnelle et autoritaire, du
centrisme est responsable de la fuite vers Sarkozy de ses anciens amis.
Et
au-delà ? Quelle stratégie pour le flamboyant ténor de l'opposition ?
Elle ne peut être que présidentielle.
Le PS est tout de même un parti ; le MoDem n'est qu'un homme.
Il conserve de nombreux partisans mais il n'a pas
beaucoup d'électeurs. Sa seule chance de l'emporter est de capitaliser
sur
son nom, comme il le fit déjà en 2007, un nombre croissant de citoyens dégoûtés
de la gestion erratique de l'Etat par Nicolas
Sarkozy et du gaspillage des
chances de l'opposition par les prétoriens déboussolés du Parti socialiste.
C'est pourquoi son appel de Cap Esterel - lieu de son université d'été de la
semaine dernière - sonne comme un appel de second tour : « Nous aurons bien
besoin les uns des autres le jour où il s'agira de construire ensemble. »
Je le vois bien en 2012, arrivé dans les deux
premiers lors du premier
tour de la présidentielle, sous les fenêtres de
Ségolène Royal, dans la posture, enfin remise sur pieds, d'un Cyrano du Béarn.
Les fenêtres s'ouvriront-elles ?
Je n'ai pas besoin de dire que les cris d'orfraie
des socialistes, outragés dans leur vertu de gauche par ce nouveau prétendant,
sont encore plus hypocrites que ridicules.
C'est une voie bien étroite qu'a
choisie François Bayrou. D'ordinaire, en France, le centrisme se révèle à
l'usage un centre droit.
Il propose d'en faire un centre gauche.
Les électeurs du centre suivront-ils ?
C'est assez peu probable.
De sorte que François Bayrou se trouverait alors
dans la situation de François Mitterrand en 1971, venant offrir ses services
de condottiere à un Parti socialiste en mal de leadership.
Les socialistes se
laisseront-ils faire ?
Beaucoup sont cyniques mais tous ne sont pas idiots.
La seule chance de Bayrou serait alors une scission du PS, écartelé entre
une aile réaliste et une autre partisane d'une union avec une extrême-gauche
qui ne veut pas d'elle. Il se verrait bien comme le nouveau leader de l'aile
modérée.
De sorte qu'entre les deux B, entre Bayrou et Besancenot, il n'y
aurait plus rien.Commencerait alors, pour les militants socialistes, un nouveau
cauchemar, plus noir et plus rude encore que celui qu'ils vivent actuellement.
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François Bayrou et la cohérence, par Ségolène Royal
François Bayrou a proposé aux socialistes un
rassemblement pour une victoire contre Nicolas Sarkozy en 2012.
N’a-t-il
pas la mémoire courte ? Pourquoi donc s’est-il refusé, entre le 23 avril 2007 et
le 6 mai 2007, à appeler à voter pour la candidate socialiste à l’élection
présidentielle ? C’était pourtant à ce moment-là qu’aurait pu s’exprimer sa
réelle volonté de battre Nicolas Sarkozy. Il a refusé et devrait s’en souvenir
avant d’appeler aujourd’hui à un rassemblement. N’a-t-il pas fait prévaloir lui
aussi son intérêt tactique et personnel avant ceux du pays ?
Ne nous y
trompons pas.
Si la gauche, une fois réunie et forte de ses valeurs et de ses convictions, a tout intérêt à ouvrir ses portes aux démocrates dans le but de combattre la politique de la droite, l’inverse ne fonctionnera pas.
On veut faire croire à une faiblesse du Parti socialiste, à un démantèlement de ses structures et de son assise électorale.
C’est assez piquant quand on sait que le
Modem compte seulement trois députés à l’Assemblée nationale tandis que nombre
de ses candidats aux élections municipales n’auraient pas été élus sans alliance
avec les listes socialistes.
Sa ligne politique, qui reste enfermée dans
un discours « ni de droite ni de gauche », n’est pas claire. En refusant de
choisir, Bayrou continue de faire le succès de celui qu’il prétend
combattre.
Faut-il ainsi rappeler que les partisans de François Bayrou
siègent dans le groupe libéral au Parlement européen, alors qu’ils croient, en
France, jouer l’opposition à Nicolas Sarkozy ? A Strasbourg, les votes du Modem
sont bien souvent en contradiction avec les nôtres. Pire, ils sont aussi
incohérents avec les positions que défend son président dans
l’Hexagone.
Pour les élections européennes de 2009, c'est lui qui devra
clarifier ses positions.
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Et un lien très instructif sur les valeurs de la gauche
http://segolaisne.over-blog.com/article-7224445-6.html#anchorComment
Un lien ségoléniste encore ? mais ce sont des militants qui ont bossé sur ce qui ont bossé en novembre 2007, un ami de Guise m'a envoyé ce lien !
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Une voix pour se faire entendre, une seul !
Tout le monde me dit qu'il faut un ou une leader au PS à force d'être nombreux à s'exprimer on est inaudible !
Et cela je ne suis pas le seul à penser au PS et à gauche !
Vite le Congrès !
Jacky qui part enfin en congés










