SECTION NICE 1

Le blog de la section PS NICE 1

28 mai 2008

Débattre, vocabulaire et la droite...

Pourquoi pas débattre ici entre nous franchement ?

Débattre mais pas se battre, ne pas se tromper d'adversaire.

Le poids des mots !

Le terme "libéralisme" vaut il mieux que "socialiste" ?

Réforme ou casse des acquis sociaux ?

Candidat ou prétendant ?

Le "libéralisme" politique n' est pas un gros mot, l'ex candidate à la présidentielle en avait parlé.
OUI mais est-ce le moment ?

Socialiste est-ce si injurieux que certain veuille que notre parti n'y fasse plus référence.

Voyons comment la droite, avec me semble-t-il BALLADUR en premier, s'est accaparé du terme -REFORME-
Et dans ce cas précis il semble que jusqu'à ces derniers temps la majorité de nos concitoyens ne s'en offusque pas, alors que "
REFORME" depuis des années veuille dire régression !

Et que dire de la Réforme de la Constitution !

Le Président pourrait venir devant le Parlement ! De Gaulle doit se retourner dans sa tombe.

Enfin pour lancer le débat je souhaitre mettre quelques liens ou des extraits d'articles lus ici et là ....

En premier lieu lu sur le blog de François Hollande notre Secrétaire national :

Colère froide et exaspération :

Je sens après plus de quatre jours passés dans mon département de la Corrèze une colère froide à l’égard de Nicolas Sarkozy qui ne se dément pas.

La hausse continue du prix des carburants, dont on connaît la cause : le prix du pétrole, mais dont le gouvernement nie les conséquences sur la vie de chacun, crée une inquiétude à l’égard de l’avenir et le sentiment que l’Etat est devenu aussi bavard qu’impuissant.

Rien n’est fait pour amortir le choc, et rien n’est engagé pour préparer la mutation énergétique, alors que c’est toute l’organisation de la production, de nos transports, de la distribution qui devrait changer.

J’ai entendu aussi l’exaspération à l’égard de nos premiers échanges entre socialistes. La querelle des mots est regardée comme irréelle. Chacun sait bien que le socialisme procède du mouvement pour la liberté, et que le libéralisme politique né au XIXe siècle, prolongeant la philosophie des Lumières, a inspiré l’action des socialistes tout au long des décennies passées.

Faut-il en faire le débat d’aujourd’hui ? Ne vaudrait-il pas mieux régler les grandes questions qui nous sont posées, à tous les socialistes, et plus largement aux Français : comment être plus fort dans la mondialisation, comment répartir les richesses, comment organiser un autre mode de développement, y compris sur le plan énergétique, quelles institutions pour demain, quel rassemblement de la gauche, quelles règles collectives pour le Parti socialiste, notamment pour ses dirigeants ?

La matière ne manque pas et c’est là-dessus que, moi, j’ai l’intention de m’exprimer."

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Ici Gérard Mazuir FO parle des fonctionnaires en grève  doivent-ils porter un brassard ?

FO Hebdo n°2852


Le 15 mai dernier, négligeant la forte réprobation des agents de la fonction publique, en grève et manifestant dans les rues en nombre (450.000), le président de la République a mis à profit de communiquer sa proposition de légiférer sur le service minimum à l’école, dédaignant d’évoquer les problèmes propres à ce qui crée le mécontentement des fonctionnaires dont il est le patron. Ce concept du dialogue n’est pas digne de la fonction.

Ce 22 mai, jour de grèves et de manifestations, où 700.000 salariés du public et du privé revendiquent dans toute la France pour leur retraite et leur pouvoir d’achat, le secrétaire d’État chargé de la fonction publique déclare que la grève est un «mode de réclamation qui est certainement daté», revenant sur l’idée de faire porter un brassard pour se déclarer gréviste tout en continuant à travailler. Le même jour, le site www.lefigaro.fr posait la question de savoir: «Êtes-vous favorable à ce que l’on remplace la grève par le port d’un brassard “en grève” sur le lieu de travail?» 17.968 internautes ont participé à cette mini consultation: plus de 60% ont répondu oui.

Quand le sieur Santini parle de brassard, il profère la pire crétinerie qui soit. Quelque peu bonhomme et humoriste, il est président à vie du prix Iznogoud, qu’il a notamment reçu pour sa célèbre formule: «La différence entre un cocu et un député, c’est que le premier n’est pas obligé d’assister à la séance.»
Pendant les vingt années où il a été député, il a donc peu ou prou participé à l’élaboration des quelque 9.500 lois qui régissent les citoyens de la République en 180 000 décrets et arrêtés à en perdre son latin de citoyen, car «nul n’est censé ignorer la loi», et la Constitution autorise le droit de grève.
Cette grève peut d’ailleurs être tournante, perlée, du zèle, sauvage, avec occupation et piquet de grève, sectorielle, interprofessionnelle, générale, jusqu’à satisfaction des revendications… Brassard ou pas brassard… Service minimum ou pas…

Pourquoi ne pas demander aux salariés en congé de porter un brassard labellisé «vacances» tout en continuant à travailler, ou bien au salarié souffrant badgé «malade» pour les comptes de la Sécu, ou bien encore à un salarié pensionné qui continue à bosser, au vu de sa petite retraite, avec un brassard «en retraite»?
Quand une société libérale est liberticide à ce point, elle devrait porter le label «au service de la connerie».

http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/interna/index.asp?ami=o&fl=&genre=&theme_choisi=Presse%20-%20Communication&id=1663&offset=

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Dans une info de l'AFP on apprend que les agents des Finances sont en lutte "...

Les syndicats condamnent "les nombreuses interventions des forces de l'ordre, des huissiers de justice et de certains directeurs" contre les mouvements de grève.

Lundi, la police était intervenue devant plusieurs Hôtels des impôts de Paris et de province pour empêcher les grévistes de pénétrer dans les locaux.

Le Ministre du Budget a confirmé avoir "pris les mesures nécessaires pour faire rétablir le libre accès des usagers et des agents" aux centres des impôts touchés par des grèves.

Mardi, plusieurs centres des impôts de Toulouse et son agglomération étaient toujours touchés par ces grèves, et la police est intervenue pour "assurer la réouverture du service public" du centre des impôts de la cité administrative de Toulouse, a indiqué la police à l'AFP.
"En réaction à cette intervention, les personnels du Trésor, appelés à suppléer les collègues des impôts, se sont également mis en grève", a indiqué Michaël Casals, le secrétaire départemental CGT impôts de la Haute-Garonne...."

En a-t-on entendu parler ?


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Nouvel Obs

ARRÊTONS l’hypocrisie sur les retraites.

Le passage de 40 à 41 années ne relève que d’une logique purement financière dont les économistes s’accordent à penser qu’il ne réglera rien des problèmes d’équilibre du régime général.

Même si cela peut passer pour une rengaine, il faut quand même répéter que le paquet fiscal voté l’été dernier prive l’Etat de plus de 15 milliards d’euros, alors que le déficit annuel de la branche vieillesse est actuellement inférieur à 5 milliards !

L’hypocrisie est multiple : chacun sait que les mesures qui, aujourd’hui, font descendre dans la rue les travailleurs ne suffiront pas à garantir les retraites dans les décennies à venir.

Cette logique est purement financière, et à courte vue. Comment pense-t-on imposer l’augmentation de la durée de cotisation alors qu’on est dans l’incapacité d’obliger les entreprises à garder les seniors qui n’embauchent plus après 55 ans et qui se débarrassent d’eux en profitant de la fameuse dispense d’emploi.

Et voilà maintenant que Laurence Parisot a le front de proposer la retraite à 63 et demi, seul moyen, selon elle, de permettre "en 2020 de trouver un équilibre financier du régime général". Mais quel culot, alors que le taux d’emploi des seniors stagne à 38, 3 % contre 44,7 % dans l’Union européenne ! D’autres pistes sont possibles.

La cour des comptes qui n’est pas un repaire de gauchistes a proposé pour une somme de 3 milliards de taxer les stock-options et les parachutes dorés. On peut revoir les exonérations fiscales et obtenir de l’état les 3 milliards d’euros de remboursements manquants, prélever des pénalités financières sur les entreprises qui sont légion à ne pas jouer le jeu de l’emploi des séniors.

On pouvait même, comme l’a proposé François Chérèque, en relevant les cotisations patronales de 0,5 point, trouver les 2,5 milliards d’économies que le passage à 41 ans est censé apporter d’ici à 2012…

Mais si l’on veut régler le problème peut-être faudrait-il d’abord s’attaquer à la complexité d’un système rendu illisible par la multiplication des régimes et à l’opacité des calculs de retraite, en s’inspirant du système mis en place avec succès en Suède, basé sur un système de comptes individuels, un système qui valorise les carrières longues, avantageant les salariés ayant commencés à travailler tôt.

Un système qui prend en compte l’espérance de vie et permet de partir en retraite de manière progressive, évitant la retraite-couperet. Jean-Marcel Bouguereau

(le jeudi 22 mai 2008)

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Et bien sûr Sarko est pour garder à 60 ans l'âge légal de départ à la retraite ... ça ne mange pas de pain et c'est mieux pour la "légalité" pour la garantie des salariés...

Mais qui pourra réellement partir à 60 ans avec 41 ou 42 ans de cotisations ?

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Voilà quelques idées, quelques faits ... allons-y  débattons!

Jacky.

Posté par NICE VICTOR HUGO à 19:15 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

2 commentaires reçus dans ma bal

bonjour Jacky
merci pour ce message
personnellement, tu connais ma position - je pense qu'on est à la veille d'une très grave crise économique dans laquelle on ne fait que rentrer actuellement (le pétrole devrait aller jusqu'à 200 dollars le baril, on est à 135 actuellement, les matières premières viennent d'entrer dans une phase spéculative, les entreprises vont connaitre des difficultés et licencier, sans parler de la poursuite des délocalisations et la perte des vrais emplois pour des jobs sousqualifiés et sous payés...) - j'espère me tromper, mais je prends mes sources dans des avis de spécialistes financiers et économiques...
donc c'est vrai que c'est important de savoir si le PS est encore à gauche, ou s'il a viré libéral... déjà que Sarko a brouillé le message, je pense que si on continue dans cette voie, alors qu'on a perdu toutes les grandes élections, on va continuer à perdre car les gens ne veulent pas d'un PS libéral (ils ont l'original à droite)
c'est vrai qu'il y a des grands débats de fond prévus, mais ils ne doivent pas oublier les préoccupations quotidiennes des français qui sont une urgence absolue étant donné un contexte que l'on n'a pas vécu jusqu'à présent (la crise qui se profile n'a rien à voir avec les précédentes depuis la 2ème guerre mondiale)
à mon avis tout le reste est du superflu et peut attendre
bises et à bientot
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...moi,pour sarkozy, c'est plutôt de la haine et du dégoût.
mais des millions de français pauvres ont voté pour lui, plutôt que pour les socialistes.
je me refuse à dire que ces français sont des "cons", ou des "fachos": la gauche-bobo les a délaissés,pire, ringardisés et traités de "lepénistes"
sarkozy, c'est le résultat..."tout sauf sarko", ça n'a pas marché...
et si nous continuons à nous focaliser sur lui,lecteurs de "marianne" et "rue 89", j'ai peur que le bloc anti-sarkozy se réduise vite, et que sarkozy repasse en 2012...

Posté par jacky, 28 mai 2008 à 19:24

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